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février 7th, 2012

Les yourtes, la grenade et la Saint Valentin - Salade d’oranges aux épices douces et grains de grenade

J’avais pas prévu d’écrire à propos de la Saint Valentin, parce que pour moi c’est un non-évènement, un peu comme la finale de la Ligue des Champions. Et puis ma pote Flo m’a demandé de relayer le concours organisé par sa pote Clém (du blog Plus que parfaite) pour le site Trouver son cadeau. Le principe est simple : celui qui raconte l’anecdote la plus tordante, la plus pathétique sur la St Valentin gagne une Wonderbox nuit insolite pour 2. Ca me rappelle une copine à qui on a offert un coffret pour passer un WE dans une yourte avec son cher et tendre. Sur le coup, elle était trop contente, deux semaines après, elle était célibataire. On s’est senti un peu cons. Parce que franchement, le trip yourte, en Mongolie, à boire du lait de yak ou milieu des montagnes avec des autochtones, c’est sûrement une expérience en soi. Mais dans une yourte d’importation en pleine forêt de Rambouillet, qu’est-ce que tu veux faire à part…enfiler des perles?

Pour ceux d’entre vous qui persisteraient à vouloir fêter la St Valentin, je me sens obligée de prodiguer certains conseils de base :

On fête les amoureux, pas le mauvais goût. Pas de boîte de chocolats en forme de coeur, de bouquet de roses rouges ou de lingerie sexy-putesque. Si vous faites un cadeau, faites dans la sobriété et le raffinement. Des chocolats A La Mère de Famille, des bonbons de chez Boissier, des gauffres de chez Meert, on reste dans le classique qui a fait ses preuve (j’assume parfaitement le snobisme de cette liste). Votre dulcinée est une princesse, pas l’héroïne de Moulin Rouge.

Ce qui est petit est mignon disait ma grand-mère.

Rien n’est plus séduisant qu’un homme qui fait la cuisine (sauf peut-être un homme qui joue d’un instrument de musique). Un bon dîner, une bonne bouteille de vin et emballé c’est pesé. Attention cependant à prévoir quelque chose de léger : on ne bouffe pas un Mac Do avant un marathon, on ne prépare pas une raclette à sa moitié si on espère une autre suite à la soirée qu’un film bien au chaud sur le canapé.

Donc si vous vous lancez dans la préparation d’un dîner, voici un dessert léger, original, en plus y’a du rouge dedans :

Salade d’oranges aux épices douces et grains de grenade

Temps de préparation : 20 minutes

Pour 2 personnes

- 5 oranges non traitées

- 1 grenade

- 3 c. s. de sucre

- 2-3 batons de cannelle (ou 1 c. s. de cannelle moulue)

- 2 anis étoilés (ou 1/2 c. s. de mélange d’épices comme La Poudre Défendue de Roellinger)

Si vous casez un : “j’ai mis de la grenade, c’est détox”. Y’a des chances pour qu’elle se dise que vous êtes l’homme de sa vie.

Prélevez le zeste de 4 des oranges. Dans une casserole, mettez les zestes, le sucre, la cannelle et l’anis étoilé, 3 verres d’eau et le jus d’une orange. Portez à ébullition. Laissez sur le feu 10 minutes, ça doit avoir une consistance un peu sirupeuse. Retirez la cannelle et l’anis.

Pendant ce temps, pelez à vif les oranges (ça veut dire enlever tout le blanc) et coupez-les en tranches.

Coupez la grenade et retirez-en les grains.

Dans un saladier, mettez les oranges et les grains de grenade, recouvrez du sirop, mélangez et réservez au frais.

Le détail qui tue : servez avec une glace au lait d’amande.

C’est le petit défaut de la grenade, on en met vite partout. Je crois que j’ai trop regardé Dexter.

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janvier 31st, 2012

Les charmes discrets du headband et de la cuisine coréenne - Corée 21, ma cantine boulonnaise

Dans la vraie vie, je fais du marketing. Le marketing, c’est hyper développement durable : bien souvent, on fait du neuf avec du vieux. Il suffit de récupèrer des trucs que personne n’a pensé récupérer. Après on dit soit que c’est vintage, parce que c’est bien connu, ce qui est vintage est cool (et cher et donc d’autant plus cool), soit que c’est sous-évalué. Car seul un consommateur expert peut reconnaître la vraie valeur de ce qui est sous-évalué, ce qui le valorise, lui le consommateur. C’est grâce à ce processus qu’aujourd’hui, on se retrouve tous avec des chemisiers à col claudine, des meubles scandinaves, des plantes dépoluantes, et qu’on rêve de partir en WE à Bucarest, parce que franchement, Bucarest c’est hyper sous-évalué. Etant moi-même un cliché vivant de la Parisienne bobo, je serais de mauvaise foi si je te disais que je suis hermétique aux tendances, que finalement la mode ça se démode, le style jamais. Là où ça m’a sciée, c’est le jour où le marketing a envahit le monde de la cuisine. Tout d’un coup c’était la mode du cheesecake, des cupcakes, dess whoopies, des cocottes, de la plancha, des verrines, de la feuille de pandan, des baies de Goji, du Kitchenaid, de la yaourtière, des livres de chef, des émissions télé.

Je ne vais pas cracher dans la soupe. Toutes ces tendances, ça m’a permis de faire quelques belles découvertes dans divers domaines. D’abord, le headband (oui tu sais cet espèce de faux serre-tête avec lequel on fait un genre de chignon stylé?), moi qui après des années à porter des barrettes à noeuds et de serre-tête vichy m’était promis de ne plus jamais affubler ma chevelure d’accessoires grotesques, j’ai changé d’avis en constatant ce qu’un simple lien fixé sur le crâne pouvait provoquer chez la gente masculine . Et ensuite, la cuisine coréenne, un curieux mélange de diététique et de saveurs asiatiques où un mot aussi étrange que “bibimap” peut évoquer un délicieux mélange de légumes croquants, de riz bien chaud et de viande (ou poisson) bien relevé.

Corée 21, ma cantine coréenne à Boulogne

On mange quoi ? Les grands classiques de la cuisine coréenne : le bibimbap (bol de riz, légumes et boeuf ou poulet ou saumon ou calamar), le dolsot bibimbap (la même chose mais dans une marmite en pierre, j’ai mis longtemps à comprendre la subtilité), le dosirat (un genre de cousin du bento : raviolis, légumes, salade de vermicelles, futomaki…). Le tout accompagné de raviolis, légumes et thé.

Alors, là si vous avez bien suivi, vous reconnaîtrez un bibimbap saumon. Oui, c’est imprononçable, mais c’est bon.

C’est quoi l’ambiance ? Un peu cantine. Ca gagnerait à être un peu plus chaleureux. Mais en même temps, ce serait moins authentique avec une déco Ikéa. En dehors de ça, le service est discret et efficace.

Les accompagnements (ndlr : les raviolis sont top moquette)

J’y laisse un bras, un oeil, la peau des fesses ? Entre 10 et 15€ le menu midi, franchement, ça va. Et il s’agit d’un vrai coréen qui bosse avec de bons produits, donc je dirais que le rapport qualité/prix se tient tout à fait.

Une fois que t’as commandé on te sert ce truc trop bon un peu sucré, après enquête il s’agirait d’une soupe riz-potimarron

L’un dans l’autre…Un petit ilôt d’Asie improbable planqué à Boulogne. Un très bon endroit pour déjeuner le midi et changer de l’entrecôte frites.

Corée 21, 21 rue Carnot (je viens de comprendre pourquoi la signification du nom), Boulogne. 01.46.03.38.78.

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